mercredi 31 mars 2010

Rémi Gaillard à Rio.


Bonjour !

Que ceux qui ne connaissent pas Rémi Gaillard me fassent le plaisir de chercher qui est cet illustre Montpelliérain. Ceux qui s'abstiendront de le faire ne comprendront pas le titre de cet article.

Ce matin, les étudiants étrangers étaient conviés à un petit-déjeuner au bureau du recteur de l'UFRJ (Universidade Federal do Rio de Janeiro). Seulement voilà, qui dit "petit-déjeuner" dit "nourriture", et qui dit "conviés" dit "à volonté". Et la pique-assiette qui est en moi (la famille se rappellera peut-être de l'épisode des patates à l'eau sur les genoux du grand-père) s'est réveillée au son de ces doux mots. J'ai donc décidé de m'incruster à ce petit-déjeuner privé. N'empêche, je suis étrangère et étudiante, alors zut ! Et puis j'assume totalement mes intentions.

Cette petite réception se trouvait sur le campus du Fundão, ça faisait longtemps que l'on avait pas pris le bus-toute-berzingue-et-nids-de-poule, tiens ! Étienne s'y rend tous les jours pour les cours à la clinique, et ça se voit ! Il a adopté la position du Brésilien aguerri, il se tient fermement et instinctivement au siège de devant, et ce d'une manière tout à fait désinvolte.

Nous avons pu nous faufiler dans le hall sans entraves, ce n'est que plus tard que le jeu s'est corsé. Deux étudiants de la UFRJ circulaient avec des listes pour savoir si tout le monde était bien arrivé. Je n'ai pas eu d'autre choix que de rajouter mon nom au bas de la liste, et d'inscrire le nom de mon université. Je crains le pire : vont-ils appeler Lyon 2 pour les prévenir qu'ils ont une brebis égarée ? Ce serait du zèle administratif... j'en doute... J'ai donc eu droit à mon sac de plage de la UFRJ, avec prospectus, agenda et même un marque-page ! Youpi !

Alors que le buffet s'étayait peu à peu devant nos yeux et nos babines pourléchées, nous avons été priés de nous rendre dans une salle de réunion où nous avons été mitraillés par les flashs et filmés à qui mieux mieux. Aïe, je risque d'être repérée ! Après s'être levés pour écouter l'hymne du Brésil (voilà-t-y pas que j'ai envie de rire... écouter l'hymne français avant chaque cérémonie ? La blague ! L'hymne brésilien est en tout cas bien moins va-t-en-guerre que la Marseillaise, c'est un appel à l'amour du Brésil et de ses richesses naturelles), un monsieur qui avait l'air important nous a souhaité la bienvenue en anglais (ce qui m'a bien énervée... mais finalement je me suis fait la réflexion qu'il parlait sûrement en anglais parce qu'il se doute que la majorité des étudiants n'en ont rien à cirer de la langue de Magellan. C'est triste.). Il nous a dit que cette année l'UFRJ reçoit 77 étudiants étrangers (ouch, ça me fait bizarre après les plus de 1000 étrangers à Sevilla), dont 19 Français, 21 Portugais, 2 Autrichiens, 1 Chilien, 1 Péruvien, 1 Argentin, 9 Américains...

Et c'est le festin qui commence !!!!!
Pendant que nous festoyions, des étudiants de l'UFRJ interviewaient des étrangers au sujet de leurs attentes, etc, et j'aurais bien voulu passer derrière la caméra pour
jouer le jeu jusqu'au bout mais ils ont eu beau passer à côté de moi, je n'avais sûrement pas l'air assez palpitante à leurs yeux. Dommage !

Fruits à volonté, mangues découpées, petits sandwiches et hot-dogs, gâteaux à la noix de coco et au citron... Jus de fruits inconnus : cupuaçu, fruit d'Amazonie, très très bizarre, au goût de terre et de caramel.

Le festin touchait à sa fin et l'une des organisatrices a eu le grand malheur de dire que l'on pouvait prendre des fruits pour chez nous. Et là, ce fut le drame. Une horde de Français affamés (mais que font-ils donc depuis une heure, si ce n'est manger ?) se sont jetés sur le buffet et ont rempli leur sac de plage UFRJ de fruits variés. Helder a même embarqué tout un régiment de bananes. Ceux qui ont eu la mauvaise idée d'emporter des kakis se sont rendus compte bien assez tôt que ce fruit avait une fâcheuse tendance à s'écraser. Oups.

Nous sommes partis comme des voleurs et un peu honteux... mais bigre, il ne fallait pas nous inviter à nous servir ! Je pense solennellement que la réputation française en a pris un coup ce matin. Shame on us.

Autres chroniques de la coloc : Helder a son nouveau vélo, mais il n'a pas pu l'étrenner car il pleuviote et le Christ Rédempteur seul sait ce que ça peut donner dans les heures qui viennent.
Hier, Wyatt a reçu un colis gros comme un baril de poudre, et à défaut de poudre il était plein de pots de beurre de cacahuètes ! Si seulement l'on avait le droit d'envoyer du saucisson ! Ou si seulement le saucisson en conserve existait !
Nous avons une nouvelle coloc qui va rester un mois, Marie, de Marseille, étudiante en Ingénierie Environnementale, et qui fait de la capoeira.
A part ça, j'ai fini mon bouquin The Guersney Literary and Potato Peel Pie Society, et j'ai commencé Cien Años de Soledad de García Márquez. Ce n'est pas le genre de livre que tu ouvres avant de t'endormir, ça fait l'effet d'un café tellement il faut être concentré pour ne pas rater une miette de ces phrases si bien trouvées.
Isabel veut installer des caméras de surveillance dans les parties communes, ça doit être son côté british qui ressort, et elle a aussi décrété que l'on ne pourrait plus ni manger ni boire dans le salon. Et se ronger les ongles, on peut ?

La vie carioca suit son cours !

Signé Ludi.

mardi 30 mars 2010

Tudo certinho!


Lever 6H30 pour les deux marsupiaux. Helder parce qu'il avait cours, Ludi parce qu'elle n'avait plus sommeil, fait TRÈS étrange pour une adepte chronique de la grasse matinée.

Je me suis donc attelée à mes révisions espagnoles dès 7H30, j'ai envie de vous dire qu'il faisait frais, que le soleil poignait à l'horizon (merci leconjugueur.com) et que la rosée perlait sur la terrasse mais c'est faux, il faisait déjà chaud. Et pourtant hier l'orage grondait et le déluge s'est abattu sur Rio. De quoi ne plus jamais avoir peur des petits oraginets français.

J'ai ensuite couru le marathon dans l'avenue Nossa Senhora de Copacabana, entre l'agence de tourisme pour acheter les billets de bus, et la banque où un gentil monsieur au guichet m'a expliqué comment déposer de l'argent liquide sur un compte (pour les arrhes de l'auberge de jaunesse à Ouro Preto). La moyenne d'âge dans la file d'attente était de 70 ans, j'ai donc failli râler à propos de la priorité aux idosos mais je me suis ravisée car 1/ça n'aide pas la réputation française et 2/un jour aussi je penserai que cette petite-jeune-qui-n'a-vraiment-pas-l'air-d'ici pourrait bien me laisser passer quand même. L'agence de tourisme n'acceptait pas les cartes bleues, et la plupart des banques n'acceptent pas les cartes internationales, c'est donc un sacré casse-tête quand vient le moment de PAYER.

Le weekend à Ouro Preto, ville inscrite au patrimoine mondial, (photo) est donc prêt à être consommé !

Signé Ludi.

lundi 29 mars 2010

Semana española.


Chalut,

Ma semaine d'espagnol intensif commence bien, 37,8°C de fièvre et voilà que je délire : vision trouble, engourdissement de la main droite, troubles du langage et dyslexie passagère. Mais quelle est donc cette maladie tropicale qui ose me frapper un lundi matin ? Heureusement qu'une bonne douche glacée, un bon steak et l'achat de beurre de cacahuète m'ont remis sur pied.

Helder n'a pas cours le lundi (ni le vendredi, de bons petits weekends en perspective !) mais aujourd'hui il avait de la lecture alors c'est au risque que toute la population carioca se fasse contaminer par ma maladie rare et infectieuse que je suis allée recharger notre portable et faire un petit tour à la banque pour le plaisir. En réalité je dois faire un virement pour notre réservation à Ouro Preto. Un garde avec un gilet pare-balles m'a tout expliqué, je ne me suis jamais sentie autant en sécurité devant un distributeur ! Demain je m'attelle donc à ce petit détail financier et à l'achat des billets de bus. J'ai l'espace d'un instant cru que j'allais devoir traverser toute la ville jusqu'à la gare routière mais Ô Soulagement il y a un point de vente dans notre avenue. Y a pas à dire, on est bien placés.

Signé Ludi.

dimanche 28 mars 2010

Le goûter de rêve.



Un dimanche à la fraîche (près du ventilo) vautrés sur le canapé, lecture pour l'une, jeux pour l'autre, et goûter pour les deux : deux sonhos (rêves), rien de tel pour atteindre l'apport calorique journalier en une seule bouchée. Faut croire que l'on avait encore un petit creux après le barbecue de ce midi !

Signé Ludi.

samedi 27 mars 2010

Initiation au surf / à la planche à vague.






Hier soir, la soirée sur le toit a fini en bain de minuit sur la plage de Copacabana, retour 4H50 après une petite eau de coco. Enfin, si l'on en croit Deder, car personnellement je dormais déjà d'un profond sommeil depuis bien longtemps, je n'ai donc pas pu vérifier ses dires, ni ses consommations.

Aujourd'hui direction la plage de Barra de Tijuca, zone ouest de Rio, à une bonne trentaine de minutes en bus ; avec Lætitia, Étienne, Wyatt [Ouayatte] notre amerloque préféré et Robert, un ami-rloque de Wyatt. Le programme : apprendre à surfer ! Helder a réussi à tenir une à deux secondes debout sur la planche, et je me suis contentée de rester allongée dessus et de glisser sur les vagues. La prochaine fois, j'essaie de tenir sur les genoux ! Pour ce qui est de la plage, elle est beaucoup moins fréquentée, le sable est plus fin et plus blanc, et l'eau est plus claire : très agréable, surtout pour le coucher de soleil !

Nous avons mangé notre dessert sur le toit en compagnie de deux nouveaux colocs : un couple d'Anglais, Kersty et Jim. Ils ne sont là que pour un mois, après avoir voyagé au Mexique, au Guatemala et en Argentine, entre autres. Nous avons beaucoup, beaucoup, beaucoup de mal à comprendre leur accent, mais nous allons nous y faire, tout comme nous nous sommes fait à celui de Wyatt !

Signé Ludi.

vendredi 26 mars 2010

Tchèque.






Hier soir, Uno de la Mort (règles inventées au Portugal en août 2009 - l'air océanique ça donne des idées saugrenues) suivi d'un petit poker entre amis avec Lætitia et Étienne. En guise de jetons, des graines de fruta-do-conde ! Ah, et la goyave, c'est miamiamiam !

Après-midi plage à Ipanema où "l'eau est bien moins sale qu'à Copacabana" selon les connaisseurs. Nous y sommes allés avec Lætitia et Étienne, en "van" : c'est plus petit qu'un bus, un peu moins cher, et bien plus authentique ! Le genre de bus qui te dépose là où ça t'arrange, et il y a un bonhomme dedans dont le job est de haranguer, voire harangueuler les passants au cas où ils seraient intéressés par les destinations. Le nôtre avait comme terminus Rocinha, la plus grande favela de Rio. Inutile de vous dire que l'on a bien guetté notre arrêt !

J'ai bien rôti et fait trempette, et Helder a piqué quelques têtes. C'est une plage prisée par les surfeurs, alors je vous dis pas les vagues. La journée de plage s'est terminée par le coucher de soleil sur les montagnes et par une petite galette de tapioca. Ça faisait un petit moment que je voulais y goûter, et ce n'est pas mauvais du tout ! Helder par contre n'était pas convaincu... sûrement parce qu'il y avait du fromage dans la sienne !

Ce soir c'est grosse soirée sur le toit !!

PS : et pour ceux qui oseraient dire qu'on se la coule douce, j'ai potassé ma trad toute la matinée, pendant qu'Helder allait s'acheter un vélo d'occaz'. Ça va être cocasse de rouler sur la route à côté des bus qui zigzaguent ! Bon, OK, on se la coule un peu douce, mais ce n'est pas une raison pour baver !

Signé Ludi.

jeudi 25 mars 2010

Fruta-do-conde


Le faux artichaut/fruta-do-conde s'est révélé être pas mauvais du tout, et très rigolo à manger, comme si vous décortiquiez une pomme de pin écorce par écorce tel un petit n'écureuil.

Nous goûterons les goyaves ce soir...et les haricots rouges qui ont baigné dans l'eau toute la nuit et cuit pendant presque cinq heures aujourd'hui... nous avons voulu faire comme les vrais cariocas qui en mangent à tous les repas, mais je ne risque pas de recommencer de sitôt !

A part ça, Helder n'a pas eu cours mais de mon côté je ne chôme pas, j'ai une vidéo à traduire de l'anglais vers le français pour lundi, pour la société de traduction où j'ai fait un stage avant de m'envoler. C'est super, ça m'entraîne !

Notre convoi exceptionnel de cartes postales semble être arrivé à bon port, après avoir fait un long voyage de neuf jours auprès d'autres cartes postales, de factures peu attendues et de colis de cocaïne.

Bye bye !

Signé Lulu.

Mercado


Jeudi, jour du marché à Copacabana !

Cette fois-ci nous ne nous sommes pas faits avoir par le marchand qui vend son melon 30 reais après t'avoir fait goûter à tout son étalage !

Voici donc nos petites emplettes : (en haut) de la courge, du quiabo (gombo en français, on le coupe en grosses rondelles et on le fait revenir à la poêle, un régal !), des bananes, une courgette, (en bas) des tomates, deux goyaves et du fruta-do-conde (non, ce n'est pas un artichaut, on l'appelle atte ou pomme cannelle en français, on n'y a encore jamais goûté, mais on vous en dira des nouvelles !).

Dites un prix ?!

Signé Ludi.

mercredi 24 mars 2010

Les études ou les voyages ? Les deux !


Bonsoir !

Journée studieuse pour Ludi, journée paresseuse pour Deder. Le comble !

Entre deux traductions, je prépare un petit voyage à Ouro Preto, ça fait plaisiiiir !

Alexia, la collègue de stage de Deder, sera bientôt parmi nous, après avoir traversé une bonne partie de l'Amérique du Sud ; l'occasion de préparer un autre petit weekend !

Et après ce sera pâtes au beurre pendant deux mois ! Au beurre de maracuja alors...

Demain il va falloir songer à payer le loyer, heureusement la banque est au coin de la rue ; on va tout de même sortir les lunettes noires, adopter un pas nonchalant mais pressé et raser les murs.

Signé Ludi.

mardi 23 mars 2010

Rentrée !



Depuis hier, j'ai repris les cours ! Ça fait plutôt bizarre quand on ne s'est pas retrouvé assis devant un professeur depuis un an.
La rentrée fut un peu compliquée. Lundi je vais à ma fac pensant pouvoir m'inscrire, une fois arrivé, j'attends une bonne demie-heure au secrétariat, me disant que ça en vaut la peine. Puis est arrivé mon tour et on m'annonce que je ne peux pas m'inscrire car en gros je n'ai toujours pas de numéro d'étudiant créé. Chose très énervante puisque je me suis signalé aux relations internationales, il y a plus de deux semaines !!!
Finalement, j'ai parlé avec le coordinateur d'échanges universitaires de ma fac qui a fait en sorte d'accélérer les choses et que tout rentre dans l'ordre ce mardi.
Je m'apprête donc à m'acheminer vers mon premier cours mais Mario Feijo, le coordinateur m'apprend également que les cours ayant une relation avec la radio n'ont toujours pas de professeurs déterminés. Et me déconseille de suivre le cours de portugais. Au final, pas cours !

Nous voilà donc mardi. Ma journée commence par un réveil à 6H du mat', cours à 7H30 !
Ici les cours commencent à 6H et finissent à 00H00 ! J'arrive donc légèrement en avance à mon cours de Téléjournalisme. Quel est l'objectif ? Savoir produire et réaliser un journal télévisé d'ici la fin du semestre. Très intéressant ! C'est pas à l'Institut de la Com de Lyon 2 que j'aurais pu imaginer faire ça...
Bref le cours a l'air très passionnant, d'autant plus qu'il est dispensé par une professionnelle du métier.

Sorti à 11H du cours, je me dirige donc au secrétariat pour résoudre ce problème d'inscription. Et bonne nouvelle, j'ai enfin mon numéro d'étudiant et je peux enfin m'inscrire. Sauf que je n'ai pas pu... car j'ai oublié à l'appart ' la liste des cours que j'avais sélectionné.
Boulet me direz vous ? Un peu, oui !

J'ai aussi fait la connaissance d'une portugaise de Coimbra et d'un brésilienne qui était en échange à Lyon 2 depuis un an et qui est rentrée il y a deux semaines.

A part ça tout va bien !

Signé Deder !

lundi 22 mars 2010

English week.


Bonsoir,

Aujourd'hui, c'est la rentrée !

Je suis allée acheter des fournitures scolaires ; va expliquer ce qu'est un trieur, en portugais ! Faut croire qu'ils ont compris mon charabia, puisque j'ai fini par en trouver un ! Et même un stylo quatre couleurs !

C'est aussi la rentrée pour mon PC et moi. On commence par une semaine d'anglais intensif, qui sera suivie par une semaine d'espagnol puis par une semaine de portugais, et à nouveau par de l'anglais, etc, etc, etc. Le programme que je me suis concocté est assez exigeant... mais je ne rate pas l'heure du goûter !!

Let's go!

Signé Lulu

dimanche 21 mars 2010

La colloc dans tous ses états.




Niveau vie sociale, tout va pour le mieux ! La colloc est pleine comme un œuf, nous avons quand même des visites régulièrement car certains d'entre nous s'en vont incessamment sous peu (Henrick le norvégien, Laureline, Donald et Greg). Une Brésilienne va même emménager avec nous, la grande classe ! Enfin quelqu'un qui parle la langue locale ! Même la proprio se refuse à nous parler portugais, va savoir pourquoi. Cette après-midi elle avait organisé un barbecue sur le toit, sympa comme initiative en principe, un peu vicelard sur les bords quand on connaît ses intentions sous-jacentes, surtout qu'elle n'a pas réussi à allumer le barbecue ; bref, c'était quand même sympa de manger aux frais de la sorcière.

Pardon ? Si nous n'avions pas déjà mangé à midi ? Oh que si, mais un morfale qui se respecte ne refuse pas une si belle occasion, et ne chipote pas sur les horaires des repas ! Pour ceux qui se disent "quelle bande de crevards !", venez donc vivre quelques jours avec Miss Proprio Dérangée du Ciboulot et vous n'aurez plus aucun scrupule.

A part ça, les collocs sont sympas, on se fend bien la poire, on va à la plage en petit ou grand comité pour "taper dans le ballon" comme disent les mâles*, ou bien on boit un coup sur la terrasse en rêvant des chutes d'Iguaçu. Là-tout-de-suite-maintenant c'est session foot sur la terrasse, les voisins sont venus regarder le match sur l'ordi-mini de Deder, il ne manque plus que les bières !

*T'es chaud pour taper dans le ballon, mec ?

Signé Lulu

Domingo carioca.




Dernier dimanche avant la rentrée des classes !

Aujourd'hui il fait 27 degrés, nous avions rendez-vous avec Camila et Yuri, le soleil n'y était pas mais ce n'est pas plus mal, on n'ose pas imaginer la chaleur qu'on aurait subie s'il était venu. Déjà qu'on a souffert un max ! Il faut dire aussi qu'Helder est rentré au bercail à 2h30, il commence à découcher ! Non, il était juste allé faire un billard avec les collocs et autres joyeux lurons. Nous avons d'ailleurs bu un coup sur le toit avant de partir, c'était très sympa. Ensuite j'ai préféré rester en compagnie de mes biscottes.

Nous avons marché au moins cinq kilomètres depuis la plage de Botafogo (où il ne vaut mieux pas se baigner) jusqu'au musée d'art moderne qui se trouve dans le quartier de Flamengo ; le tout le long de l'océan, avec vue sur le pain de sucre et les téléphériques, puis sur les avions qui vont atterrir à l'aéroport Dumont, celui qui se trouve au centre-ville. On les a vus passer très près au-dessus de nos têtes.

Cette partie de la ville est très prisée par les cariocas pour passer leur dimanche, la route est coupée, tout comme à Copacabana et Ipanema. Vélo, jogging, football... De vrais sportifs ces Brésiliens ! Il y avait même une course à pied organisée sur la route coupée.

Bref, ça m'a épuisée, heureusement que l'on a bien mangé à midi, dans un restaurant "au kilo", où ils pèsent ton assiette. Les assiettes étaient grandes, c'est très malin car tout morfale qui se respecte ne veut pas laisser un millimètre d'assiette inoccupé !

Signé Lulu

samedi 20 mars 2010

Estou doente!


Je ne sais plus à quelle occasion ce fut mais je me souviens avoir eu le malheur de dire que "non, je n'ai pas encore été malade, pas encore de maladie tropicale !". Et BIM ! ça n'a pas loupé, je le suis ! Ça marche à tous les coups ! Enfin, j'espère quand même que ce n'est pas tropical ! Il fallait bien que ça arrive à un moment ou à un autre ! De toute façon ce n'est pas bien grave, cela ne compromet rien. Pas de weekend prévu, ni de rentrée lundi. Helder lui est solide comme un roc, pas un seul microbe ne l'atteint. Juste les morceaux de verre. Et hier soir une éruption cutanée assez bizarre, mais on ne s'étonne plus depuis qu'on est sous l'équateur !

Je suis donc restée au frais (tu parles !) sur le canapé. Overdose de spider solitaire, de films et de Facebook.

De son côté, Helder a piqué une tête dans l'océan et a cherché les collègues sur la plage, en vain. Et il m'a offert de l'eau minérale, des bananes et des biscottes. Si c'est pas mignon !

Signé Lulu

vendredi 19 mars 2010

Bain de foule.






Le programme de ce vendredi était d'aller faire une promenade en bateau dans la baie de Guanabara (baie de Rio de Janeiro, allez donc consulter Google Maps), et pas sur n'importe quel bateau : le remorqueur Laurindo Pitta, seul bateau ayant survécu à la première guerre mondiale. Mais qui dit vieux bateau, dit travaux de réparation ! Bref, nous avons quelque peu la poisse, déjà que le Christ est en travaux jusqu'à nouvel ordre...

Nous voilà donc au centre-ville, j'ai mal au crâne depuis la veille (sûrement une maladie tropicale due à l'abus de fruits tropicaux !), il fait une chaleur accablante, les rues sont bondées et bruyantes, et les immeubles sont moches. Bref, c'est le centre ! Qui aurait cru que nous continuerions à arpenter les (rares) rues piétonnes à la recherche d'un endroit "photographiable" ?!

Nous avons suivi à la lettre notre guide, et cherché la Rua do Ouvidor, première rue à avoir bénéficié de l'éclairage au gaz public (1860 - ça vous en bouche un coin, pas vrai ?!) ; puis la Travessa do Comercio, qui avait été tracée avec des angles droits pour couper les courants d'air provenant de la mer. Sauf que cela a engendré de graves problèmes d'insalubrité, et des fièvres causées par les moustiques qui pullulaient, à cause du faible renouvellement d'air.

Nous avons également pris un bain de grenouilles de bénitier attroupées à la sortie d'une église, qui ont essayé en vain de nous vendre des offrandes pour São José le Miraculé.

Nous avons enfin atterri devant la Cathédrale Métropolitaine de Rio.
Et nous restâmes pétrifiés d'horreur. Je vous laisse apprécier parmi les photos l'œuvre d'un certain Edgar de Oliveira de Fonseca. Le comble ! L'intérieur est tout de même plus... coloré. En face de la cathédrale, le siège de Petrobras, compagnie pétrolière, qui fait agréablement penser à une plateforme offshore. Plus loin, un théâtre dont la façade est bleu outremer ornée de gros pois blancs. Rio, capitale de l'architecture...

Signé Lulu (Deder est à la plage !)

Samba!


Comme prévu, hier soir nous sommes allés dans un bar de samba ao vivo (en live), "Carioca da Gema". Enfin, j'ai failli ne pas rentrer puisque, c'est bien connu, j'ai l'air d'avoir moins de 18 ans. Je ne le dirai jamais assez : "la prochaine fois je me peinturlure telle une pintade !". Nous avons lu par la suite dans notre guide que ce bar est très réputé, pas du tout un piège à touristes. Il se trouve dans le quartier de Lapa, désert le jour et animé la nuit. Nous y avons rencontré des Brésiliennes qui m'ont appris le pas de base de la samba, mais, c'est bien connu, je n'ai pas le rythme dans la peau ! Avec Helder (en tongs !) nous nous sommes tout de même trémoussé comme nous pouvions ; c'était tellement bondé que de toute façon personne n'a rien vu. J'ai essayé de mettre en pratique les rudiments de samba que j'avais appris à Lyon mais à côté des Brésiliennes, comment dire... je fais moins la maline !

Voici le site Internet du chanteur, il y a un clip dans l'onglet "Vídeos".

http://www.moyseismarques.com.br/

Fermez les yeux et imaginez-nous sur le dance-floor !

jeudi 18 mars 2010

Fruits à volonté.




Bonsoir !

Ce matin nous sommes allés à la découverte du marché aux fruits, légumes et poissons, à 3 rues de chez nous. L'occasion de se faire assaillir par les marchands pour goûter à leurs produits. J'avais à peine fini ma fraise qu'il me donnait une tranche de melon, à peine fini mon melon qu'il me donnait du kaki (grande première pour moi - de loin je pensais même que c'étaient des tomates), à peine fini mon kaki qu'il me donnait de la pastèque. Je n'ai que dix doigts ! Ah ça, il a su comment s'y prendre !

Nous avons succombé pour des sardines... ça nous a fait penser aux barbecues pendant les vacances au Portugal. D'ailleurs c'est Deder qui les a cuisinées. En effet, notre deal "je fais la cuisine, tu fais la vaisselle" est un peu bancal depuis qu'il s'est entaillé le doigt avec un morceau de verre en réparant les co**... bêtises de la proprio sur le toit.

Et j'ai adoré les kakis ! Par contre, nous ne savons pas plus manger les kakis que les mangues. De vrais petits cochons dont les bras/pattes dégoulinent au moment du dessert. Y a que ça de vrai !

L'après-midi a été rythmée par une recherche endiablée d'un trieur et d'un stylo quatre-couleurs. Eh oui ! C'est la rentrée lundi !! Bon, ce fut en vain, pas moyen de trouver une papèterie digne de ce nom. Il écrira sur des feuilles de manioc. Avec du manioc. En attendant, il a concocté son emploi du temps. Vous voyez, je ne parle pas que de soleil et de plage !

Ce soir nous allons peut-être dans un bar de samba avec le petit groupe habituel. Je vous ferai un récap de tout ce beau monde un de ces jours.

Signé Lulu

Enigme photo du jour.


Tiens, qu'est-ce que c'est que donc que ça ?

A vos claviers !

PS : trop fastoche !
PS : la réponse n'est pas "le retour du ciel bleu".

Signé Lulu

mardi 16 mars 2010

Plic Ploc




Plic Ploc j'écoute la pluie.

Plic Ploc pas sortie aujourd'hui.

Signé Lulu

lundi 15 mars 2010

Le lundi au soleil...






Bien le bonjour !

Aujourd'hui petit programme touristique concocté par nos guides préférés.

Direction le quartier de Lapa, calme la journée et mouvementé en soirée, pour grimper l'Escadaria Selaron, du nom de l'artiste qui a décoré cette montée d'escaliers avec des azulejos / carreaux de toutes sortes. La plupart viennent des quatre coins du monde, envoyés par les fans internationaux ! Floride, Portugal, Croatie, ... et même deux de Lyon ! Et ce n'est pas un bric-à-brac fait de bric et de broc, au contraire, c'est très joli et bien agencé. Une petite merveille !

Ensuite, direction le Paço Imperial, palais impérial qui a notamment été le repaire des rois portugais du temps de la colonisation. On a donc fait un peu d'histoire cette après-midi. Ça ne fait jamais de mal de se rafraîchir la mémoire (surtout à propos d'événements dont on n'avait jamais entendu parler). Le contraste architectural est frappant dans le centre-ville, les jolies églises de type portugais côtoient les grands immeubles bien laids. Et les façades qui semblent venir d'une autre époque ne sont malheureusement pas entretenues. Dommage. Voyons le bon côté des choses : la batterie de l'appareil photo était presque à plat mais elle a quand même réussi à tenir toute l'après-midi.

Jus d'açaï et pão de queijo pour finir la journée en beauté. Un orage se profilerait-il à l'horizon ? Peu importe, il en faut beaucoup pour décourager les mâles pour aller taper dans un ballon sur la plage...

Signé Lulu

dimanche 14 mars 2010

Melhor goleiro do Brasil!



Boa noit'che!!!

Nouvelle découverte culinaire : le jus d'açaï. Cela ressemble davantage à une purée / à un sorbet qu'à un jus... et on le boit (mange ?) avec une cuillère tellement c'est épais. L'açaï est une baie très bonne pour la santé blablabla, donc aucun remords à en boire (manger ?) ! Definitely good.

Cette après-midi, volley-ball sur la plage entre collocs. Des jeunes Brésiliens musclés nous ont rejoints (dommage, je n'avais pas mon appareil photo !), tout de suite l'ambiance est agréable, on se connaît depuis des années et ils nous proposent de l'eau et des parasols. Très sympa ! Nous ont dit de revenir tous les dimanches.

Les orages de fin d'après-midi sont de retour, à peine le temps de descendre notre étendoir du toit que des gouttes grosses comme des cafards commençaient à tomber... ce n'est pas vraiment le temps idéal pour aller voir un match de football me direz-vous... Eh bien pourtant c'est le programme de ce soir !

ET C'EST LA QUE ÇA DEVIENT ÉPIQUE...

Helder, le parapluie et moi (qui ai failli perdre une tong dans la précipitation et dans une flaque, en l'occurrence) retrouvons Yuri dans le métro... et nous en ressortons une demi-heure plus tard... Et c'est ce qu'on appellerait en France un ouragan. Sauf qu'ici c'est plutôt ce qu'on appelle une pluie rapide. Tout va bien, c'est le climat tropical ! Un vent à te faire tomber un palmier... une pluie diluvienne... les lumières des lampadaires et les feux tricolores qui s'éteignent tous d'un coup (je vous dis pas le chaos sur les routes... quoique c'est la nuit, alors les feux ne sont déjà plus respectés depuis que le soleil s'est couché !)... Nous avons attendu à l'abri à la station de métro que ça se calme chouya... Les marchands de parapluies et de ponchos ont fait fortune sous nos yeux ! Puis nous avons décidé de défier Poséidon et autres divinités... C'est partiiii hihihi il pleut des couleuvres, je suis en tongs (ce fut un choix délibéré : je préfère avoir les pieds trempés plutôt que les chaussures), je marche soudainement dans les flaques (je vous rappelle que les lampadaires ne sont pas en état de marche... on ne voit donc pas où on pose les tongs), dans la boue, puis à nouveau dans les flaques ("ne jamais se baigner dans l'eau douce" a dit (entre autres...) le médecin-parano avant notre départ... bon, j'aurai des vers sous la peau, que veux-tu que je te dise !)... Hahaha j'adore, je me voyais déjà en train d'écrire cet article ! Ça faisait bien deux-trois jours qu'il n'était rien arrivé ! Bref, le déluge, le Vietnam, la guerre des tranchées, appelez-ça comme vous voulez !

Enfin arrivés au Maracanã !!! Stade mythique pour tous les amateurs de football... C'est vrai que c'est grand, diable ! Je remarque que la population féminine est faible... Et que la population masculine a l'air bien déterminée à ne pas rester assise ce soir... C'est que c'est un derby, messieurs-dames... Bon, que dire... l'ambiance c'est incredibeul ! Imaginez l'euphorie des supporters français quand la France a gagné la coupe du monde... Ça y est ? Vous visualisez bien ? Bah ici c'était ça mais juste parce qu'ils ont réussi un pénalty. Ça vous en bouche un coin. Fumigènes et tambours à gogo, c'est la fo-lie ! Et encore, le stade n'est qu'à un tiers plein. Je vous dis pas le ramdam quand il doit être plein à craquer.

Voilà, Helder a réalisé son rêve et Mimi Cracra s'est bien marrée dans les flaques.
La prochaine fois je prendrai l'appareil photo. En espérant que le temps sera plus clément...

Signé Lulu

PS : ah, au fait, le match c'était Flamengo-Vasco, deux clubs de Rio ; Yuri est pour le Flamengo, qui a gagné 1-0, et Camila s'était refusée à venir car elle supporte un autre club de Rio, le Fluminense, le plus gros rival du Flamengo. Mouhahaha.

Tiens, j'ai également oublié de dire que les éclairs zébraient le ciel au-dessus du stade. Très psychédélique comme ambiance.

samedi 13 mars 2010

Colloc'luedo


Bonsoir,

Après le beurre, c'est une pizza qui a disparu du congélateur (le beurre avait disparu du réfrigérateur, je vous rassure). Nous allons ouvrir une enquête car cela ne peut plus durer ! Tous les collocs subiront un interrogatoire digne de Guantanamo et devront rendre des comptes, et la pizza en l'occurrence. Tremblez, manants !

Cette après-midi, coco sur la plage, j'ai demandé au monsieur-qui-joue-de-la-machette qu'il me l'ouvre en grand pour que je puisse manger l'espère de gelée de coco qui se trouve sur les parois intérieures. Il me l'a découpée en un tour de main, a également découpé des bouts d'écorce pour en faire des cuillères-racloirs et a gravé un Z sur la noix de coco. Cherchez l'intrus.

Un cavalier, qui surgit hors de la nuit
Court vers l'aventure au galop
Son nom, il le signe à la pointe de l'épée
D'un Z qui veut dire Zorro
Sur la noix de coco


Ce soir une française rencontrée à la soirée à Ipanema fête son anniversaire dans un bar, et nous sommes de la partie. See ya!

Signé Lulu

vendredi 12 mars 2010

Vendredi 12 mars


Bonsoir,

La chaleur ne nous a pas épargnés aujourd'hui... nous voilà réduits à deux grosses loques humaines suantes et puantes (ça casse le mythe carioca hein d'un coup !) qui n'ont rien trouvé de mieux à faire que d'aller profiter de la clim au centre commercial le plus proche.

J'en ai profité pour me chercher un maillot de bain mais impossible d'en trouver un décent. Ici le topless est interdit, alors elles se lâchent sur le bas : strings à volonté ! Très peu pour moi. Pire : si vous voulez une taille S à la française, il vous faut demander un L, puisqu'ici le but est vraiment de ne couvrir qu'un petit huitième du sein que l'on ne saurait voir. Bref, mission impossible. A moins de vouloir une immersion totale dans la culture carioca... je me tâte.

Sur ce, je retourne à mon état de loque, avec les petits gâteaux en plus.

PS : cette photo n'est pas de moi... c'est Helder qui m'a piqué l'appareil.

Signé Lulu