lundi 31 mai 2010

Ilha de Paquetá

Salut, ô parterre de fans en délire. Mon petit doigt me dit que vous attendiez avec impatience le récit de notre dimanche entre colocs sur l'île de Paquetá, dans la baie de Guanabara, à 1h30 de bateau du centre de Rio. C'est une île sans voitures, les habitants se déplacent à pied, en vélo, en pousse-pousse ou à cheval. Elle fait 7 km de périmètre, et les plages sont vraiment très très très polluées. Pas la moindre envie d'y aller tremper les orteils. Et pourtant il y a des gamins qui s'y baignent carrément. BeuArk. Il faut croire qu'on n'a pas encore totalement perdu nos habitudes européennes. Ça va venir, on s'est déjà habitués aux fourmis dans la cuisine et aux mites dans les placards.

Donc, comme je viens de le dire, le voyage en bateau dure 1h30. Le bateau était plein à craquer, capacité : 2000 personnes. Le dernier dimanche de chaque mois, dans le bateau de 10h30, il y a un petit concert de chorinho. Tiens, ça tombe bien, c'est ce bateau-là qu'on a pris ! Ça met tout de suite dans l'ambiance "weekend en famille". Nous sommes passés devant l'Ilha Fiscal, puis sous le pont qui va à Niterói, long de 14 km. Nous avons assisté à une bataille d'oiseaux : un petit oiseau blanc avait pêché un poisson au vol, et un gros méchant oiseau noir l'a pris en chasse, lui a donné des coups de bec et lui a piqué sa proie. Vilaine bête !




Arrivés à Paquetá, j'ai été agréablement surprise par l'ambiance sereine, l'ambiance du vrai weekend ! On a pique-niqué sur la plage, puis on s'est mis en route pour faire le tour de l'île. Bon, c'était sans compter les haltes pour se désaltérer et pour prendre des photos saugrenues. Finalement on n'a fait que la moitié, mais on y retournera pour faire l'autre moitié ! A un moment donné on s'est retrouvé dans la jungle, on a trouvé un sentier escarpé pour redescendre sur la plage, Étienne s'est ouvert l'orteil ; puis on a dû rentrer dans une propriété privée pour continuer à faire le tour de l'île sans faire de détour - sauf qu'on s'en est rendu compte plus tard, que c'était privé.





Lors d'une halte dans un bar avec du chorinho, un vieux a commencé à nous raconter sa vie, on a eu du mal à s'en débarrasser. Ensuite on a croisé le chemin d'un baobab qui portait chance, on l'a tous embrassé, puis Gautier a trouvé 100 Reais par terre... Du coup il nous a tous payé un coup à boire. On a joué au tape-cul (je n'ai pas trouvé de nom plus correct !) et puis on a attendu le bateau du retour ; depuis lequel nous avons admiré le coucher de soleil.





Signé Ludi.

Sushis à la banane.




Bonjour,

Samedi soir nous sommes allés manger des sushis entre colocs, puis nous avons assisté à la fin d'un concert de musique classique sur la plage de Copacabana : pas banal le programme !

Signé Ludi.

samedi 29 mai 2010

Glória et Urca.

Bonsoir !

Ce matin je suis allée au marché bio à la station de métro Glória avec Laetitia. L'objectif : acheter du fromage de chèvre à une Suisse qui vit dans les hauteurs de Rio avec ses chèvres depuis 1973. C'est en lisant le guide du Petit Futé en long et en large qu'on finit par découvrir ce genre d'informations qui valent de l'or : on est en manque de fromaaaaage ! Enfin, pas Helder.

Le marché n'était pas bien grand, pas plus 30 stands de légumes, certes très appétissants. Un bonhomme était en train de mixer des feuilles de chou et du concombre, on a demandé ce que c'était (du jus de chlorophylle) puis on a demandé à goûter. C'était pas mauvais, ça faisait penser à une soupe froide, avec un arrière goût d'orange.

On a enfin trouvé Françoise, elle était surprise et très contente d'être citée dans notre guide, elle a un accent brésilien quand elle parle français (elle nous a dit qu'elle ne parle français qu'avec ses chèvres...), et elle nous a fait goûter à tous ses fromages : une demi-heure de bonne franquette à la française. On a opté pour une tomme coulante, un fromage au poivre et un pain aux céréales pour accompagner le tout. Ah ! Le pain aux céréales ! J'en rêvais.


Cette aprèm j'ai motivé mes troupes (en l'occurrence, Helder) pour aller se promener à Urca, quartier résidentiel et super tranquille car les militaires y ont élu domicile. Les maisons sont très jolies et les rues bien arborées. Ça nous change du centre et de notre quartier. Les gens pêchent dans la baie (berk). On a aperçu le Christ de loin et il semblerait que la tête ne soit plus sous les échafaudages. On reprend alors espoir, on aura peut-être la chance d'aller lui serrer la pince avant mon départ.







Nous sommes rentrés à pied, en pensant très fort au jus de fruit qu'on allait s'offrir en guise de récompense. Helder a opté pour un açaï, et j'ai goûté au jus de fruta do conde. Pas mauvais mais un peu trop sucré.

Signé Ludi.

vendredi 28 mai 2010

Barbec'.






Hier soir, barbecue entre colocs comme je les aime !

Au menu : pão de queijo à l'apéro, hamburgers, saucisses, purée maison, pommes de terre au four, et gâteau au chocolat en dessert. Et caipirinha pour les amateurs. Les pão de queijo et le gâteau, c'était à l'honneur des anciens colocs qui les avaient laissé au fond du placard de la cuisine. Les instructions du gâteau étaient en allemand, j'ai cherché deux trois mots sur Internet, j'ai vite capitulé, et j'ai fait au pif. Ce fut un régal !

Tout s'est passé comme sur des roulettes, à part quand le concierge nous a appelés sur l'interphone pour nous faire savoir que des braises tombaient sur la boulangerie d'en-bas. Haha.

Signé Ludi.

Maracanã.





Il est temps que je vous raconte notre soirée mouvementée de mercredi. Comme vous le savez déjà, chers lecteurs assidus, nous avions acheté nos places pour le match du Fla-Flu (Flamengo-Fluminense) au Maracanã, derby carioca auquel tout amateur de football qui se respecte se doit d'assister. Souvenez-vous du premier match que je suis allée voir : les pluies diluviennes s'étaient abattues sur Rio de Janeiro, les éclairs zébraient le ciel, j'avais failli perdre une tong dans les flaques, etc etc. Ce jour-là j'aurais dû comprendre que c'était un message que la vie m'envoyait : Le foot c'est pas pour toi ma grande ! Que nenni, j'ai voulu retenter le diable. Grand mal m'en a pris ! 18H : heure de pointe dans le métro. Sortie du boulot + match du fla-fu au Maracanã = métro bondé. Quand je dis bondé, c'est pas du petit bondé comme on voit à Lyon où tu te retrouves malencontreusement coincé sous les aisselles du voisin. Non, quand je dis bondé, c'est du bondé à la mode carioca : j'aurais pu soulever les pieds et encore tenir debout. Le pire, c'est que les gens continuent à pousser pour entrer ! Não por favor!!!! Está lotado!! Tu parles, pour rien au monde ils ne rateraient un match, quitte à être sardine pendant vingt minutes. Je me suis demandé si dans ces cas-là il vaut mieux être obèse ou maigre. Surtout que le métro de Rio s'ouvre des deux côtés, alors imaginez la force de compression qui vous arrive autant à droite qu'à gauche ! Quant au moment de sortir de la rame, c'est encore une autre histoire ! Il faut se frayer un passage entre les corps qui ne peuvent plus se mouvoir, essayer de ne pas tomber entre le quai et la rame, respirer un bon coup et vérifier que tout le monde a eu le temps de sortir. Bref, the jungle. Je me voyais déjà écrire l'article.

Nous sommes arrivés sains et saufs dans le stade, qui n'était pas bien plein, pas plus de 30.000 personnes (un tiers). Nous étions placés dans la partie inférieure, donc on pouvait voir les joueurs à notre hauteur et insulter l'entraîneur. A cette hauteur-là les joueurs font bien plus réels et bien moins "jeu vidéo" que du haut des tribunes supérieures. Le Fluminense a gagné 2 à 1, Yuri boudait et Camila était aux anges. Malgré le peu de supporters, l'ambiance était top, fumigènes et chants à gogo, c'était génial. On se souviendra longtemps du Maracanã !!

Le retour en métro a été moins bondé mais tout aussi folklorique, avec les supporters qui sautaient et qui chantaient.

Signé Ludi.

jeudi 27 mai 2010

Chroniques de la coloc.



Quelques nouvelles fraîches :

Jeudi matin, jour de marché, et cette fois j'ai embarqué Wyatt avec moi. Il était ravi. J'ai acheté des bananes (valeur sûre), des pommes, des tomates, des patates, des aubergines, du quiabo et des concombres. Notre étage du frigo est resplendissant. Ah ! Et puis les fraises me faisaient des yeux doux alors je me suis laissée tenter... à 80 centimes d'euro la barquette, c'est tentant ! Wyatt s'est acheté du basilic, on va se faire des pâtes au pistou demain soir.

De retour du marché, avec Lætitia nous sommes parties à la conquête du placard de la cuisine qui avait jusque là échappé à nos razzias affamées. Malheureusement nous sommes arrivées trop tard, les mites et les araignées étaient déjà passées. On a quand même pu sauver de la sauce tomate, de la pâte de sésame (Étienne seul sait ce qu'on va pouvoir en faire), de l'origan (ça tombe bien, il fallait en racheter), du riz, des pâtes et de quoi faire du pão de queijo et un gâteau (seul hic : les instructions sont en allemand !!). Belle prise !

Signé Ludi.

PS : je vous raconterai le match au Maracanã d'hier soir quand j'aurai les photos. Haha en plus il y a de quoi raconter, à croire que le destin veut me faire comprendre que le football ce n'est pas pour moi !

mercredi 26 mai 2010

Mouahahahaha.


Bonjouuuuur !

Parfois, se lever à 5H30, ça vaut la peine : me voilà autorisée à rester sur le territoire brésilien pour trois mois de plus ! YouHou ! Bon, en réalité, je ne me faisais pas vraiment de souci.

On m'a pesée, mesurée, fichée, photographiée, regardé les ongles, la gorge, vaccinée contre la rage, pris les empreintes, demandé de chanter l'hymne brésilien, d'esquisser quelques pas de samba, de réciter la liste des présidents depuis 1950 et des meilleurs footballeurs brésiliens ; j'ai dû régler une somme modique (dixit le guide du petit futé), puis j'ai passé un test de conjugaison, de grammaire et de phonétique (dur dur celui-là). Puis ils ont enfin tamponné mon passeport. Mouak mouak mouak !

Signé Ludi.

lundi 24 mai 2010

Le lundi au soleil.


Bonsoir !

Cet après-midi nous avons retrouvé Yuri, Camila et la sœur de cette dernière à Botafogo pour aller acheter nos places pour le match de mercredi soir : derby carioca Flamengo contre Fluminense = derby carioca Yuri contre Camila !! On s'était promis qu'on irait voir ce match-là. Ce sera sûrement le dernier, puisque le Maracanã va bientôt fermer. Si nous n'étions pas allés avec eux, on n'aurait jamais trouvé les guichets de vente : un mur en brique le long d'un trottoir, des ouvertures grillagées de 25 centimètres sur 10, à 1 mètre de haut. On se croirait chez les Gremlins.

Petit tour au centre commercial de la plage de Botafogo, je me suis pris un jus d'acérola, dégueulasse... C'était là où j'avais goûté le jus de caju et que je n'avais pas aimé... J'envisage sérieusement de redonner sa chance au caju, dès que j'en aurai l'occasion. Mais ailleurs ! Il y a une librairie qui m'a bien plu, avec des livres en anglais, espagnol et français. Le hic : ils ne sont pas rangés par ordre alphabétique ! Saperlipopette.

De retour à la maison, on s'est fait un petit barbecue entre colocs : brochettes de filet mignon et patates douces. De ce côté-là, pas de souci à vous faire !! On ne se laisse pas abattre !! Puis Wyatt a joué de la guitare et j'ai inventé une chanson. Sur la terrasse il commence à faire frisquet, la petite laine et le foulard ne sont pas de trop... C'est qu'il ne fait plus que 23 degrés !

Signé Ludi.

dimanche 23 mai 2010

Samedi.


Grasse mat' ;

Poulet au curry ;

Glace noix-de-coco / chocolat / cannelle sur la plage ;

Petite sieste pour l'une et finale de la Ligue des Champions pour l'autre ;

Deux derniers épisodes de Grey's Anatomy suuuuper flippants ;

Gratin dauphinois.

Signé Ludi.

vendredi 21 mai 2010

Parlons chiffons.


Aujourd'hui j'ai décidé de passer 40 minutes à sécher mes cheveux (les prises brésiliennes ne sont pas du même voltage que nos appareils électriques, alors il faut être patient), puis 40 minutes à les lisser (même raison)... J'ai donc les cheveux lâchés pour la première fois depuis 3 mois et tout le monde me demande si je suis allée chez le coiffeur. Malheureux, PLUS JAMAIS dans un pays étranger !

Bref, tout cet effort sera bientôt anéanti car nous nous apprêtons à sortir prendre l'air -saturé d'humidité. Une fois qu'Helder aura daigné faire la vaisselle, bien sûr.

Signé Ludi.

jeudi 20 mai 2010

Ensaio sobre a cegueira.


Bonsoir à tous,

Il paraît qu'en Gaule le ciel bleu est de retour, je vais finir par croire qu'il ne peut pas faire beau dans les deux hémisphères à la fois : ici il fait gris et on se caille. Dire qu'on frissonne dès qu'il fait moins de 25°... Qu'est-ce que ça va être à notre retour à Lugdunum !

Jeudi matin, jour du marché : j'ai acheté de quoi faire une méga-ratatouille, ça va sentir la Provence ! Par contre, je crois que je me suis fait arnaquer : 6 reais pour un poivron rouge et 4 patates... c'est-à-dire que le vendeur m'a regardé de la tête aux pieds avant de me dire le prix, qui semble varier selon votre tendance à avoir l'air d'une touriste. Tiens, ça me fait penser que l'autre jour au marché d'Uruguaiana, un Brésilien a demandé à Helder où se trouvait une rue, et sa femme lui a dit "laisse tomber, il a une tête de touriste". Mouahahaha.

J'ai aussi déniché un vieux sachet périmé (oh, juste de 5 mois) de pâte à pain dans la partie commune du placard (décrétée depuis que nous avons récupéré la nourriture des anciens colocs), alors ça ne coûte rien je vais voir ce que ça donne... pour le moment la pâte repose, je l'enfourne dans moins d'une heure.

L'avantage de la coloc à 10, c'est que même si la plupart d'entre nous n'aiment pas cuisiner et carburent aux croque-messieurs, certains ont de super astuces. Étienne m'a appris la technique que les cuisines du Georges V utilisent pour couper les oignons, et il m'a aussi montré comment faire cuire des pommes de terre en 10 minutes, ce qui va bien sûr changer la vie de tous nos lecteurs assidus : prenez un sac plastique bien étanche, mettez vos patates dedans (ni coupées, ni pelées, Bigre ! Ce serait une perte de temps), faites un nœud au sac et mettez le tout 10 minutes au... micro-ondes ! N'ayez crainte, je l'ai vu faire et rien n'a explosé.

J'ai commencé Ensaio sobre a cegueira (L'Aveuglement, en français), un grand classique de Saramago, seul prix Nobel de littérature en langue portugaise.

Raissa en avait assez de ne rien comprendre aux blagues vaseuses qui fusent dans la coloc, elle m'a donc demandé de lui donner des cours de français ; avant-hier je lui ai donc appris, entre autres, à dire "Mes colocataires sont super géniaux".

Le vélo d'Helder a crevé... et les forces divines ont dû se rendre compte qu'elles s'abattaient un peu trop sur lui, car ce matin il a trouvé 60 reais par terre dans la fac. Tiens, je vais me servir de cet argument quand il ne voudra pas aller en cours : peut-être que tu vas trouver des billets par terre ! Vénal !! En tout cas, ça vaut pour les 66 reais que j'ai déposé ce matin à la banque pour l'auberge d'Iguaçu. Héhéhé, le voyage approche à grands pas !

Voilà pour les dernières nouvelles !

Signé Ludi.

PS : j'ai oublié le plus important ! Isabel nous a fait savoir qu'elle risquerait de prolonger son séjour à Londres... et qu'elle y passerait peut-être même l'hiver/l'été, bref la période qui s'étend de juin à septembre quoi ! Il va falloir fêter ça !

mercredi 19 mai 2010

Le Livre et la Jungle.


Bonsoir !

Cette après-midi j'ai accompagné Lætitia au centre-ville, au marché d'Uruguaiana, la jungle urbaine : deuxième fois dans la semaine, il faut le vouloir ! Surtout que je n'aimerais pas me retrouver toute seule au beau milieu de ce grand bazar. Elle devait acheter du tissu pour l'asso où elle travaille. Je me suis acheté un mètre de tissu zèbre, elle va m'apprendre à coudre un sac... je vais avoir un vrai look "savane" !

Nous sommes aussi retournées à la médiathèque du consulat français ; malheureusement l'on m'avait mal informée, il n'y a pas de livres en anglais (ça semblait logique). Il n'y avait même pas Harry Potter en français... que des bouquins classiques et démodés si j'ose dire... C'est qu'il ne faudrait pas entacher la réputation culturelle et littéraire de la Fraâââance ! Bon, on a quand même passé du bon temps à lire les Bidochon. On voulait emprunter des DVD mais il fallait payer des frais d'inscription, et ça ne valait pas le coup pour le peu de mois qui restent.

Signé Ludi.

lundi 17 mai 2010

Petites emplettes.



Aujourd'hui, direction le centre-jungle-ville avec Deder, Étienne et Lætitia. Plus on est de fous, plus on galère !! Mais c'est un vrai labyrinthe alors !

Première étape : Ludi a entendu dire qu'au dernier étage du consulat français il y a une médiathèque, et Ludi est en manque d'Harry Potter depuis qu'elle a déniché le premier tome dans la bibliothèque poussiéreuse d'Isabel. On a fini par trouver le consulat français, mais on aurait dû se douter que les horaires français étaient de rigueur : la médiathèque est fermée le lundi !!!! Haha. Une fois de plus, nous nous sommes exclamés : "au moins on le saura !".

Deuxième étape : le marché populaire d'Uruguaiana, un souk à la brésilienne, indescriptible ! Ça braille, ça négocie, ça revend des produits volés... Attention aux poches !! Mais c'est un vrai labyrinthe alors ! Helder s'est acheté un nouveau maillot de bain (souvenez-vous, le sien s'était envolé par la fenêtre...) et une paire de tongs (ses anciennes tongs ont rendu l'âme il y a peu...).

Nous avons mangé dans un petit restau au kilo et retour à la maison en métro. En parlant du métro, celui de Lyon nous manque terriblement ! Le métro de Rio passe toutes les 15 minutes, a un conducteur (la honte !), est bien trop climatisé et dure une éternité. Bref, les Français ne sont jamais contents.

Troisième étape : Santa Clara, le centre commercial de douze étages consacrés aux maillots de bain, aux paréos et aux tongs. Inutile de préciser que cette troisième étape s'est effectuée entre filles. Après avoir parcouru en long et en large les 12 étages, Lætitia a enfin trouvé son maillot de bain ; et j'ai eu un coup de cœur pour des tongs zébrées. Me voilà en joie !

Signé Ludi.

vendredi 14 mai 2010

Le Repas de la Coloc'.

Bonsoir !

Julie (l'ancienne collègue de galère, si vous avez bonne mémoire) nous a rejoint dans notre merveilleux triplex. Les étrangers se sentent de plus en plus en minorité ! J'en profite pour vous faire un petit récap' de la coloc', avec ce que chacun d'entre nous a préparé ce soir ! En tout cas la cuisine a connu une grande effervescence cette après-midi : les casseroles fumaient, les sauces mijotaient et une assiette s'est cassée.

Wyatt, l'Américain envers et contre tous, étudie l'ingénierie environnementale et nous a cuisiné une Key Lime Pie, tarte au citron vert typique de Floride. C'était sa première fois et ce fut une grande réussite !

Christophe, le Breton, est en école d'ingénieur à Troyes et nous a cuisiné des crêpes au Nutella et aux bananes. Un régal... sauf qu'on a failli tuer Wyatt qui est allergique aux bananes. Et pourtant il adore les singes.

Julie, la ch'ti, étudie les sciences politiques à Lyon 2, mais préfère de très loin les lettres et nous a cuisiné une salade "sirius", recette qui se transmet de "tante à nièce" : un mélange de pommes de terre, poulet, mayonnaise, oignons et un ingrédient qui m'échappe, le tout enrobé d'une feuille de salade verte.

Marie, la Marseillaise, étudie l'ingénierie environnementale et n'était regrettablement pas des nôtres ce soir... la prochaine fois, c'est la bonne !

Gautier, le Parisien, étudie l'informatique et nous a cuisiné une salade de fruits locaux.

Lætitia
, la Parisienne, étudie le stylisme et nous a cuisiné des mini-pizzas pour faire plaisir à sa maman italienne et à nos papilles gustatives.

Étienne, le Parisien (encore !), est un futur dentiste et nous a cuisiné des boulettes de viande au coriandre et au parmesan.

Raissa
, la Brésilienne de Belém (état du Pará, au Nord), étudie à l'Institut National du Cancer et nous a acheté des bombons do Pará (des chocolats au cupuaçu, ce fruit bizarre d'Amazonie dont on avait goûté le jus (affreux) au buffet de bienvenue de l'université - auquel je m'étais allègrement invitée), et des crêpes de tapioca à la noix de coco et au chocolat.

Helder, le Portuguêch, est un futur journaliste sportif de renom et nous a acheté des bolinhos de bacalhau, les beignets de morue dont il raffole.

Je suis un escargot avec ma maison sur le dos, j'aime à dire que je viens de Lyon, mais je n'ai pas pour autant oublié ma Provence et ses lavandes, je suis ici en touriste et j'ai cuisiné une salade lyonnaise avec ses lardons, ses croûtons et sa petite vinaigrette ma foi plutôt réussie (mais sans les œufs, il y avait assez à manger comme ça !).

On s'est régalés, on s'en est mis plein la panse, et les plus hardis ont tassé le tout avec de la cachaça flambée, la boisson nationale à 40%...

Signé Ludi.