jeudi 29 avril 2010

Chroniques de l'Auberge Française.



Vous avez mal au dents ? Demandez à Étienne ! Vous avez un problème informatique ? Appelez Gauthier à l'aide ! Vous rêvez d'une nouvelle jupe ? Demandez conseil à Lætitia ! Une question foot ? Deder se fera un plaisir d'étaler sa science ! En manque de musique électro ? Christophe a toujours une bonne playlist sous la main ! Envie d'apprendre les rudiments de la capoeira ? Marie vous fera une démo ! Un petit souci avec la prononciation améwiqueune ? Wyatt est toujours dispo ! Envie de tapas ? Carmen sera ravie de vous enseigner l'art sévillan ! Besoin d'une traduction ? N'hésitez pas à demander à Lulu !

Voici les dernières nouvelles de la colloc :

* Les mecs s'en donnent à cœur joie avec les matchs de la Ligue des Champions...

* J'ai fini mon travail de traduction en cours, plus de 13 000 mots, et avec un œil en moins pour les dernières phrases (conjonctivite oblige), je mérite bien quelques jours de repos !

* Jour de marché : 4,5 € pour une dizaine de patates douces, 4 tomates, 1 aubergine, 3 courgettes, 4 oignons, 4 goyaves, 6 pommes et 7 bananes. Le gros lot ! J'y suis allée incognito avec mes lunettes de soleil, même s'il fait un temps gris souris, car avec mon œil en miettes j'ai l'air d'une femme battue.

* J'ai attaqué un nouveau thriller de Daniel Silva, rien à voir avec Paulo Coelho !

* Notre coloc espagnole nous a préparé une ensaladilla typique d'Andalousie et m'a parlé de ses endroits préférés de Sevilla, ça fait bizarre de penser à mon année Erasmus alors que je suis en train de vivre un autre séjour à l'étranger. D'ailleurs, je n'ai plus aucun souvenir des noms de rue, ça fait un peu peur !

* Hier deux énergumènes tatoués ont frappé à la porte et ont demandé à visiter l'appartement, soi-disant après avoir discuté avec Isabel sur Internet... Pas folles les guêpes, nous avons refusé de leur ouvrir, prétextant que la Isabel en question était de l'autre côté de l'Atlantique... Et l'intéressée nous a par la suite annoncé qu'elle n'avait été en contact avec aucun énergumène, tatoué ou pas. Bref, la prochaine fois qu'on les aperçoit à la caméra de l'entrée, on planque les PC portables, les portefeuilles, et on se planque sur le toit. Pas vraiment envie de finir bâillonnée comme les colocs il y a six mois.

* En parlant de caméra, l'expert en informatique a réussi à accéder aux images des caméras de l'appart. Je regarde donc parfois Helder faire la vaisselle, c'est palpitant !!! Quant à Isabel, elle doit avoir quelques frayeurs depuis London quand la population du salon monte à 30 et que la fête bat son plein.

* Raissa, nouvelle coloc brésilienne, est enfin arrivée ! On va pouvoir pratiquer la langue de Magellan !!

* Hier soir nous avons pris notre courage à deux mains et nous avons vidé les placards de la cuisine, une opération digne de Fort Boyard : 70 % de la nourriture appartenait aux anciens colocs et avait épargné par les toiles d'araignée. Sacrée prise !! On a des pâtes, du riz, des céréales et du thé pour deux mois. Par contre, le pain de mie, on a préféré le jeter... Le reste est entassé sur la table de la cuisine, on dirait qu'on a fait une saisie de drogue. En parlant de récup, Greg nous avait laissé des chemises, des polos Ralph Lauren, des caleçons, du miel aromatisé aux fourmis, du cirage (!) et un parapluie (cassé). De quoi faire un vide-grenier !

On dirait pas comme ça mais la coloc s'amuse !

Signé Ludi.

mercredi 28 avril 2010

Gnourf.

Votre bloggeuse préférée est bien mal en point depuis le retour de Paraty... petit rhume par-ci, petite turista par-là, conjonctivite par-ci-par-là... Il faut croire que Rio est un sacré repaire de microbes...

Môôôômaaaaaaan !!!

lundi 26 avril 2010

I love Paperasse.

Lever 5H30... pour une fois, ce n'est pas Helder qui se lève si tôt ! Lætitia et moi, les deux "visas touristes" de l'appart, avions décidé d'aller à l'aéroport international pour demander la prolongation de notre visa. Et par la même occaz' je voulais changer mon billet d'avion (mon retour était jusqu'à présent fixé au 20 mai).

6H15, on grimpe dans un taxi. Attachez vos ceintures, on traverse la ville à 100 km/h ! Le chauffeur manque de s'endormir mais heureusement les nids de poule le maintiennent éveillé. Arrivée à l'aéroport à 6H45 : un record.

A la Police Fédérale, il y a déjà la queue... Mais à quelle heure se lèvent-ils tous ?! Quand les portes se sont enfin ouvertes (une demi-heure après l'heure indiquée - petit café et potins du weekend obligent...), les étrangers ont été invités à passer devant tout le monde : wahoo ! Le Brésilien qui était en tête de file tirait un peu la tête...

On prend un petit papier avec un numéro... Heureusement, nous serons les premières à passer ! Quand notre numéro apparaît enfin (une demi-heure après l'ouverture indiquée des bureaux - petit café et potins du weekend obligent !!), l'on apprend qu'il faut venir le jour-même de la fin de son visa pour pouvoir le renouveler. Ils ne connaissent donc pas la prévoyance et l'anticipation ici ? Bon... faut voir le bon côté des choses, au moins on le saura !! Et puis, tout le monde a dû aller deux fois à la Police Fédérale, alors pourquoi pas nous ?

Direction le comptoir de la TAM, pour changer mon billet de retour.

Ludi : Le 21 août s'il-vous-plaît...

Le mec de la TAM (mou que c'est pas possible) : Mademoiselle, ce billet d'avion ne rentre pas dans la même catégorie tarifaire que votre billet actuel...

Ludi : De combien est la différence de prix ?

Le mec mou de la TAM
: Laissez-moi voir... 1300 €.

Ludi : Gloups. Et quand est-ce que je peux avoir un billet de la même catégorie tarifaire ?

Diogo le mec mou de la TAM : Le 11 août... ou le 7 septembre.

Ludi, mentalement : En gros, soit je raccourcis mon séjour de deux semaines... soit je vis deux semaines dans l'illégalité.

A vous de voir ce que j'ai préféré choisir...

Nous sommes rentrées en bus HYPER-climatisé, dehors il fait 36 degrés, je me colle à la vitre chaude et j'ai envie de m'enrouler dans le rideau. Le retour en bus a duré pas moins d'1H45... zzz. Le temps de faire une petite sieste.

De retour à Copacabana, au boulot !! Mais c'est qu'elle est sérieuse cette petite...

Signé Ludi.

dimanche 25 avril 2010

Dimanche à la plage.


Aujourd'hui, je me suis motivée pour suivre les joyeux lurons à la plage. J'ai bien fait : je me suis pris un vélo en pleine poire. Ça m'a sonné pour quelques heures. Et en rentrant je suis tombée dans les escaliers. Bref, voilà comment mes efforts de sociabilité sont récompensés !

A Ipanema, tout Rio était de sortie. L'eau était propre mais très mouvementée... mais Super-Deder m'a appris à dompter les vagues.

Signé Ludi.

samedi 24 avril 2010

Catchoupe.


Ce soir j'ai l'appart rien que pour moi : un peu flippant. Ils sont tous partis faire la fiesta je ne sais où. Je me suis fait des pâtes au catchoupe (prononciation à la brésilienne) et je lis Paulo Coelho. Écrivain de renom à l'étranger, écrivain détesté au Braziouuuu. Le BHL des tropiques ?

J'ai oublié mon super paréo à Paraty... tant pis, ce n'était pas une pièce unique, j'en retrouverai un au marché nocturne de Copacabana. Après tout, jamais deux sans trois (anti-vol du vélo, maillot de bain de Deder, paréo) !

Signé Ludi.

Sushi time.


Hier soir, restau de sushis au kilo entre collocs. Environ 6 € chacun, ça vaut le coup d'essayer ! Je retiendrai surtout le sushi au maracuja, à la fraise et à la banane !

A part ça le beau temps n'a pas duré, voilà qu'il se remet à pleuvoir...

Le maillot de bain d'Helder s'est envolé par la fenêtre...

Isabel est partie à Londres pour quelque temps, on va pouvoir manger dans le salon, étendre notre linge sur la terrasse, court-circuiter les caméras de surveillance et se détendre.

Déjà deux mois au Brésil, qu'est-ce que le temps passe vite !

Signé Ludi.

jeudi 22 avril 2010

Barbecue et adieux.

Hier soir, nous avons fait un méga-barbec' sur la terrasse pour fêter le départ de trois de nos collocs : Jim et Kersty les rosbifs et Greg l'entrepreneur dont c'était aussi l'anniversaire ! Ils partaient aujourd'hui tous les trois dans le même avion.

Pendant ce temps Helder était au Maracanã avec Yuri pour (peut-être) l'un des derniers matchs avant la fermeture du stade mythique... Je suis une parfaite femme au foyer alors je lui ai gardé de côté un hot-dog, un hamburger, deux patates et deux brochettes à l'ananas grillé. Si c'est pas mignon (et froid) !

Signé Ludi.

mardi 20 avril 2010

Les Retrouvailles.



Aujourd'hui, Helder est allé deux fois en cours pour rien, les profs font le pont en avance (demain c'est férié, et vendredi aussi, sacré pont en perspective !)... et il a perdu son antivol de vélo sur le chemin du retour.

J'avais bien l'intention (et même l'envie) de me remettre dans mes cahiers mais je n'étais vraiment pas dans mon assiette... après un jus d'acérola ça allait déjà un peu mieux, dès demain je me mets au boulot, j'ai une énorme relecture de l'anglais vers le français à faire avant fin avril. C'est bien plus motivant que de traduire des articles de journaux pour le "plaisir" !

Ce soir nous avions rendez-vous avec Yuri et Camila, nous avions plein de choses à leur raconter ! Nous sommes allés manger dans un petit restau espagnol, Cervantes, où ils font les meilleurs sandwiches de la ville. Le secret : une tranche d'ananas dans tous les sandwiches. De petite taille mais copieux ! Une bonne adresse ! Bon, j'arrête de palabrer, je commence à parler comme le guide du Routard !

See ya!

Signé Ludi.

Balade en bateau dans la baie de Paraty.

Paraty-Paradis

Nous voilà de retour de Paraty ! Son nom ne vient pas du mot "paradis", et pourtant, ça semblait logique ! Ça vient du nom d'un poisson que l'on y trouve en grande quantité. La ville (le village ?!) se trouve sur la Costa Verde, à 4 heures de route au sud de Rio de Janeiro. Encore une fois, nous avons eu droit à un bus de luxe !! Avant d'arriver à Paraty, nous avons longé la côte, de magnifiques paysages ! Et aperçu Ilha Grande au loin... perspective d'un prochain weekend.

L'auberge Sereia do Mar se trouve à l'écart du centre ville, nous avons dû marcher un petit moment avant d'y arriver, avec les sacs à dos et sous un soleil de plomb, mais qu'est-ce que ça valait le coup !!!! En face de la plage, toute en bois, activités à gogo et même une Playstation 2 ! Je ne vous précise pas qui l'a repérée ! Nous traversons la route et HOP nous voici sur la plage de Jabaquara, pas un chat (mais plein de chiens !), des transats, l'eau est chaude (qui a fait pipi ?!!) et sans une seule vague... Le pied ! Nous avons même pu faire du kayak (une demi-heure gratuite). Le weekend commence bien !





En fin d'après-midi nous sommes allés explorer le centre-ville (village ?!), vingt-deux rues pavées interdites à la circulation et très mignonnes et colorées. En guise de pavés, des pierres totalement hétéroclites sont posées au sol, impossible de marcher sans regarder où l'on met les pieds. Quand la marée monte quelques rues sont inondées et les maisons aux volets colorés se reflètent dans l'eau, c'est joliii ! Nous avons dégusté un délicieux açaï, avec vue sur les quais et les bateaux multicolores et aux noms farfelus (Septième ciel, Lumière du soleil, Shakira,...).





Nous avions l'intention de manger dans un restau tout-à-la-banane que nous avions trouvé dans le guide et qui nous avait mis l'eau à la bouche, mais c'était bien trop cher ! Nous avons atterri dans un restau tenu par un Lyonnais. La déco : des boîtes de camembert !

Pendant la nuit, nous avons bien apprécié la moustiquaire ; cette ville est un repaire de moustiques ! Je n'ai pas moins de trente boutons sur le pied gauche. Et je ne vous parle pas du pied droit. Gratte-gratte-gratte.

Programme du samedi : balade en bateau !! Un régal ! Au lieu de monter dans le grand bateau attrape-touristes, nous avons loué un petit bateau de pêche rien que pour nous trois, avec matelas, coussins et parasol sur le toit. De vrais princes ! Notre guide-pêcheur-capitaine : Vagner. Nous avons parcouru la baie de Paraty, de plage paradisiaque en plage paradisiaque ! Départ 10H et retour 18H : huit heures de bonheur ! Nous nous sommes arrêtés dans des lagons bleus-verts... nous avons plongé avec masque et tuba avec des poissons rayés, des poissons-aiguilles, des poissons-léopards, des dorades... Les poissons rayés sont venus manger du pain dans notre main ! Hihihi. Nous avons vu une étoile de mer... des énormes papillons... et même un petit cochon très timide au détour d'un rocher. Sur l'une des plages nous sommes rentrés dans une grotte après que la marée soit descendue, les esclaves qui tentaient de fuir y étaient enfermés et noyés quand la marée remontait... Brrrr. Nous avons aussi vu des tortues remonter à la surface pour respirer. Génial ! Vagner nous a raconté qu'en été l'on peut voir des gros lézards faire bronzette sur les rochers, et qu'en hiver ils se nourrissent de leur propre queue ; quand ils sortent à la fin de l'hiver on ne voit plus que le squelette !





De retour à Paraty, nous avons croisé un Belge que nous avions rencontré à Ouro Preto : le Brésil est petit !! Nous avons aussi croisé un couple de Français que nous avions vu dans le tramway qui va à Santa Teresa à Rio, quelques jours auparavant. Ils se sont donné le mot ?!

Le dimanche, après un peu de plage, de lecture et de petit-déjeuner copieux, nous sommes allés à la Cascade du Toboggan : un énorme rocher lisse où l'on peut pratiquer l'art du toboggan. Je n'étais pas en grande forme, mais Alexia et Helder (et son portable) l'ont fait.



Voilà pour le weekend, il manquait une petite touche gastronomique et ça aurait été parfait ! De retour à la civilisation, on se remet au boulot !

jeudi 15 avril 2010

Journée plage.




Après-midi à la plage de Barra, séance bronzage et barbotage.
J'ai étrenné mon nouveau maillot "à la brésilienne". On se sent tel un poisson dans l'eau !

Demain matin départ à l'aube pour Paraty ! Weekend plage et cascades en perspective !

Bon weekend à vous en Gaule ou ailleurs !

Signé Ludi.

mercredi 14 avril 2010

Bondinho.






Bonjour,

Ce matin, un peu de shopping au centre commercial de Santa Clara : douze étages de maillots de bain, de paréos et de tongs !! Après mûre réflexion j'ai fait acquisition d'un maillot de bain "à la brésilienne", ce qui va révolutionner mon bronzage (qui ressemble plutôt à un brûlage pour le moment...) !

Et cet après-midi, nous sommes montés dans le tramway qui monte dans le quartier de Santa Teresa, le "Montmartre carioca". Certes, c'est sur une colline, et c'est pavé, mais ce sont bien les seuls points communs ! Le tramway passe sur les arches de Lapa, un ancien aqueduc ; et une fois en haut nous avions une très belle vue de Rio. Dommage que le temps était maussade ! Nous sommes retournés aux escaliers Selarón, l'artiste en personne y était assis ! Et j'ai mieux regardé tous les carreaux, il y en a un qui vante les bienfaits du camembert de Normandie hihihi !

Petit goûter dans une pâtisserie française, l'occasion de manger une tartelette à la fraise !

Ce soir pizzeria à volonté !! Vive la pizza banane-cannelle !

Signé Ludi.

mardi 13 avril 2010

Mardi sportif.






Bien le bonsoir,

Pendant qu'Helder retournait en cours après plusieurs jours de vacances dus au déluge, Alexia et moi avons fait le tour de Lagoa à pied, 7,5 kilomètres en deux heures ! Je n'étais pas peu fière. Il faut rappeler qu'en principe j'abhorre la randonnée. C'est donc d'autant plus étrange que nous soyons rentrées à pied à l'appartement, 4 kilomètres de plus ! Après une eau de coco, et les pieds dans l'eau, certes, mais ça n'enlève rien à l'exploit ! Et puisque ça ne suffisait pas, cette après-midi nous sommes montées au Morro da Urca (le premier niveau pour aller au pain de Sucre) à pied : une demi-heure de montée dans la brousse, parmi les lianes et les papillons (dont un gros comme un oiseau). Je n'ai pas vraiment osé trop lever les yeux, au risque de croiser ceux d'une mygale ou d'un boa constrictor. La suite vous la connaissez déjà : téléphérique pour le pain de sucre, petit pão de queijo pour le goûter et coucher de soleil sur le Christ Rédempteur. La routine, quoi !

Joyeux aniversaire Zéline !

Signé Ludi.

lundi 12 avril 2010

Weekend à Ouro Preto

Bonjouuuuur !

Nous sommes bien rentrés de notre weekend à Ouro Preto, dans l'état de Minas Gerais (Mines Générales), aussi grand que la France ! et c'était super ! Du beau temps (un peu plus frisquet qu'à Rio, tout de même ! 15-20 degrés en moyenne), de la gastronomie locale, des balades dans la montagne et de sacrées découvertes !

Tout a commencé jeudi soir, l'appart était en pleine effervescence, nous étions une bonne dizaine de personnes à prendre l'apéro en faisant un blind test musical. Nous avons quitté ce beau monde, sauté dans le bus pour la gare routière, et direction les quartiers chauds de Rio ! Dans le bus, le sosie de Gabriel García Márquez nous a tapé la causette et nous a refait l'histoire de l'Argentine. Une fois à la gare routière, c'est tout une expédition pour trouver le quai de départ... en effet, il n'y a aucun panneau d'affichage ! Bon, en fait, c'était écrit sur notre billet. Héhé. Les chauffeurs écrivent à la craie sur le pare-brise la destination des bus ! Quand j'écris ça je me rends compte que ça fait un peu tiers-monde... mais en réalité les bus sont super modernes !! Étant donné qu'au Brésil tous les trajets se font en bus (faute de trains...), c'est le grand luxe, c'est le grand confort !! Un siège qui se baisse à volonté ; un moelleux qui fait rêver ; et même un repose-jambes... il faut le vivre pour comprendre !

Bon, ça n'a pas suffit pour que je réussisse à m'endormir... Il faut dire que nous avons parcouru 400 km en 7 heures... La route était très sinueuse, les sacs à dos sont tombés de dessus nos têtes ! Nous sommes arrivés à Ouro Preto à 6H30 le vendredi matin. Le temps était nuageux, mais avec de très belles éclaircies ! Pendant ce temps, à Rio, c'était encore le déluge... Les routes sont pavées, la ville est loin d'être plate, ça n'arrête pas de grimper et de descendre ! L'ambiance est totalement atemporelle : des vieilles voitures modèle coccinelle à tous les coins de rue, des gens qui dévalent les rues à dos de canasson... Et une multitude d'églises !! Nous avons découvert l'art de la pedra-sabão (pierre-savon), qui porte ce nom à cause du fait qu'elle est super facile à sculpter.




Nous sommes allés dans une petite mine d'or, la Mina do Chico Rei ; mais elle ne valait en rien la mine que l'on a fait le lendemain ! Après une petite sieste à l'auberge (Pousada São Francisco de Paula, aux valeurs d'éco-tourisme, au beau milieu de la brousse mais avec une très belle vue sur la ville), nous sommes retournés au centre-ville, Helder a visité l'église São Francisco d'Assis et le musée Alejadinho (l'artiste à qui on doit la plupart des façades et intérieurs d'églises de la ville). Pendant ce temps j'ai écrit quelques cartes postales, en mode lézard au soleil.


Petit goûter dans une chocolaterie... Miam ! Et retour tranquille Émile à l'auberge, où je profite des derniers rayons de soleil, et Helder apprend le guide du Brésil par cœur, confortablement installé dans un hamac. Je me sens enfin dépaysée !!


Le soir, petit restau de gastronomie locale, le responsable est venu nous serrer la pince car il parlait un peu le français. Nous avons opté pour un plat typique, le tutu à mineira : escalopes de porc, saucisses, riz, chou vert, tutu (purée de haricots noirs avec de la farine de manioc) et torresmo (gras de porc grillé). Un régal !!

Le samedi matin, nous avons pris notre petit-déjeuner sur la terrasse de l'auberge. Des oiseaux sont venus nous tenir compagnie, et même un colibri !!!! Le programme : prendre un petit train touristique qui roule à 18 km/h en direction de Mariana, une ville à 15 km d'Ouro Preto. Nous avons vu de très beaux paysages, des montagnes et des cascades, on se croirait (presque !) dans les Andes ! Pour couronner le tout, le train n'arrêtait pas de klaxonner et les rails grinçaient, c'était génial !!



Arrivés à Mariana, nous avons aperçu des garimpeiros (ceux qui cherchent l'or dans les rivières). A Mariana, il y a encore une multitude d'églises ! Deux églises sur la même place, faut le faire ! Nous en avons visité une, il y en a tellement, il fallait bien en voir une ! A l'intérieur de l'église, les planches du parquet sont numérotées... ce sont des tombes ! Brrrr.


A midi nous avons mangé dans un restau à volonté, spécialisé dans la cuisine locale : une petite merveille ! Pour 16 reais (l'équivalent de 6 euros), on peut se servir autant de fois que l'on veut !! Nous avons goûté au feijão tropeiro (haricots avec de la farine de manioc et de l'œuf), et à un nouveau légume, le chuchu !

Après avoir déambulé dans les rues colorées de Mariana, nous avons pris un bus en direction de la Mine de Passagem, à mi-chemin entre Mariana et Ouro Preto. C'est la plus grande mine d'or ouverte à la visite au monde ! Nous y sommes descendus avec un guide, sur un véritable trolley !!!! On a manqué de dérailler, c'était vraiment authentique !! Une fois en bas, nous avons parcouru une petite galerie au bout de laquelle se trouvait un lac souterrain. Un peu courte, la découverte, mais excellente !! Hey Hi, Hey Ho, on rentre du boulot !



Le soir j'ai mangé une glace saveur brigadeiro , un petit gâteau au chocolat bien typique du Brésil. De retour à l'auberge, le bonhomme à la réception jouait du berimbau, l'instrument de base pour jouer/danser la capoeira, et il nous a appris à y jouer. Trop bien !

Le dimanche matin, nous avons pris un bus direction la "pampa" pour faire une balade. L'objectif : la cascade des Andorinhas. La femme dans le bus qui fait payer l'entrée (il y a toujours le conducteur, et le cobrador - celui qui fait payer) nous a dit qu'elle aimait bien notre accent portugais. Héhé. La cascade se trouvait à une demi-heure de marche sur un sentier de terre rouge, dans les montagnes mineiras (adjectif de l'état de Minas Gerais), très joli !! Et la cascade était magnifique !! Certes, ça ne vaut pas les chutes d'Iguaçu, mais on fait avec ce qu'on a ! Après la cascade, nous avons suivi le cours d'eau et nous sommes arrivés sur un plateau très "garrigue", tout près d'un ravin. Un peu difficile à décrire, mais on se sentait libres comme l'air !! Nous sommes rentrés à Ouro Preto à pied, une bonne heure de marche sur une route sinueuse qui descendait le long d'habitations vétustes, à l'entrée desquelles des gamins jouaient et les mamans les surveillaient à travers les portes entrebâillées. Un peu difficile à décrire, encore une fois... Il faut le vivre ! En tout cas le coup de soleil est facile à décrire : j'ai l'air d'une tomate ! Et on a vu des ânes !





De retour au centre-ville, on s'est fait plaisir avec un bolo de mousse de maracuja com chocolate derretido (gâteau de mousse de fruit de la passion avec du chocolat fondu)... Miam !

Helder m'a traîné dans le Musée des Sciences et de la Technologie, nous y avons vu une très belle collection de pierres précieuses. La région regorge de gisements miniers. Nous y avons vu également des excréments fossilisés de dinosaures (!!), j'ai appris qu'un tatou c'était tout petit et nous nous sommes assis sur une chaise de fakir.

Petit restau à volonté pour finir le weekend en beauté, et embarquement immédiat pour Rio de Janeiro à 22H ; retour à la ville à 4H30, après trois jours au calme...

Signé Ludi