Il a fait beau tout le week-end, et ça faisait bien longtemps. Je pense que ça valait un article ! J'ai cramé, mais je vais bien. En sortant de soirée, j'ai été me baigner en contemplant un magnifique lever du soleil. Le tout vers 6h30, dans ces eaux-là...

"Et les affrontements ?!" me dites-vous... La police a pris possession de l'une des grosses plaques tournantes du trafic,
o Complexo do Alemão. On ne parle que de ça à la télé. Imaginez la police qui plante un drapeau brésilien au sommet de la favela, comme Christophe Colomb planterait le drapeau espagnol sur le nouveau continent d'alors...
Le travail doit être fait, c'est sûr. Et il sera fait d'une bien moche façon dans tous les cas. Sauf que là, ce n'est pas si moche...
Ce qui est plutôt surprenant, c'est que les trafiquants se rendent car tremblent de peur. Faut dire que les forces de l'ordre y mettent les moyens. L'armée a été invitée à participer aux opérations et envahit les favelas au char d'assaut...
Et le
BOPE ne tire pas à vue (c'est sa réputation) ! Pourquoi ça changerait de d'habitude ? La télévision est là, filmant la guerre en direct comme la Guerre du Golfe l'a été.
Du coup, des fusillades certes ! Des morts certes ! Mais beaucoup moins que ce que tout le monde craignait. Un "seul" civil tué, celui de trop ! On est bien d'accord.
Mais rassurez-vous, il y a un côté positif. Avec la peur ambiante dans la
Zona Norte, peu de monde ose prendre l'
onibus pour se rendre au belles plages de la
Zona Sul. Du coup, avec des week-end comme celui qu'on vient de passer, les plages sont beaucoup moins bondées. Ça nous évite à nous, les
playboyzinhos de la
Zona Sul de côtoyer les pauvres de la Zona Norte. Et ça, ça n'a pas de prix. Pour le reste, il y a Eurocard-Mastercard... Je vous dégoûte, hein ?! C'était voulu, rassurez-vous ! Je ne le pense pas (avais-je besoin de le préciser ?). Mais certains le pensent. Et là, vous vous rendez compte que la belle Rio,
A Cidade Maravilhosa est raciste. Des phrases du genre
"Bandido bom é bandido morto." ou encore
"Direitos Humanos para os seres humanos." sont lisibles en commentaires d'articles des sites d'informations ou sur les réseaux sociaux. Pas besoin de traduction, je pense que tout le monde aura compris... Mais ces gens-là oublient que la poudre qu'ils sniffent et les joints qu'ils fument viennent de ces favelas et sont vendus par ces
bandidos. Du coup on peut se ranger derrière l'avis du
Capitão Nascimento (cf Tropa de Elite 1) qui pense que ce n'est pas le
BOPE qui tue dans les favelas. Mais bien les
playboyzinhos da Zona Sul qui obligent le
BOPE à monter dans les favelas et à faire le ménage.
Comme le disait Aznavour :
"La misère est moins pénible au soleil" Ouais... Pour ceux qui ne la vivent pas...
Signé Helder