Aujourd'hui, réveil à 4H45 !
"QUOI ?! PUTAIN !!! POURQUOI ?! T'ES MALADE !!!" diront certains d'entre vous. Alors calmez-vous et lisez.
Ce réveil plus que matinal a une très bonne raison. Avoir un visa ne suffit pas, encore faut-il le faire valider par la Police Fédérale. Habitant Copacabana (hihihihi) et la Police Fédérale se situant à l'aéroport international Antônio Carlos Jobim, il me fallait me lever très tôt pour y être à l'heure.
Pour pouvoir enregistrer son visa, il faut se présenter à la Police Fédérale entre 7H et 8H du matin.
Résumons les faits:
Helder se lève et va déjeuner. Il s'habille léger, pense que la pluie va cesser dans la matinée.
5H40, RDV avec Julie (collègue de galère) devant le Copacabana Palace. Le bus est censé passer à 6H et être à l'aéroport en 30 min.
Seulement voilà, un taxi passe et annonce qu'avec la pluie, le bus aura du retard. "Où est le rapport?" me direz-vous... Je vous répondrai que je le cherche encore.
Il propose de nous prendre pour 40 reais. Helder lui dit qu'on va attendre encore un peu et qu'après on verra...
Ils attendent donc. 20 min plus tard le même taxi passe. Et propose à nouveau de les prendre. Ils acceptent. Deux personnes étaient déjà présentes dans le taxi en plus du chauffeur. La mère de Julie, Julie et Helder allaient donc se serrer avec une quatrième personne à l'arrière.
Le chemin fut folklorique. Le taxi roule vite et ne s'arrête pas aux feux tricolores. C'est tout à fait normal, c'est pour éviter de se faire braquer à chaque arrêt...
Arrivés à l'aéroport, ils se dirigent vers la Police Fédérale. Une vingtaine de personnes étaient déjà présentes. Le bureau ouvre à 7H. A 7H, le bureau ouvre. C'est alors que certains se mettent à doubler d'autres personnes dans la file. Des noms d'oiseaux volent. "Palhaça !" par-ci "Fuck You !" par-là, le Brésil est réputé pour son métissage.
Les galériens du jour prennent leur ticket. Helder a le 25 ! Début des passages à 8H.
Il est 7H10. Ils ont donc le temps d'aller boire un café et de remplir les formulaires, de prendre des photos d'identité, d'imprimer un autre formulaire sur internet et de photocopier leur passeport.
Il est 8H, le bureau est censé ouvrir.
Seulement voilà, nous sommes à Rio et la flânerie, au même titre que le football, est un sport national.
Début des passages, 8H30.
...
10H30, c'est au tour d'Helder !
Là, tout s'enchaîne. Il donne ses documents à la dame bien bronzée. En 20 minutes c'est réglé ! Helder va faire l'interprète pour Julie, et ils partent. Une bonne grosse tâche de faite. Ils sont fiers. Persuadés d'avoir fait quelque chose de bien.
Seulement voilà, la mère de Julie les attendait dans la salle d'attente. Elle n'y est plus. Ils se disent : "Elle est allée fumer." Ils se dirigent vers la sortie. Là où ils allaient, ils trouveraient sûrement la mère de Julie. Ils l'aperçoivent au loin, détournent la tête, et là, plus rien! Elle a disparu !
Julie et Helder la cherche, en vain...
Ils décident donc de l'attendre à un endroit où ils ne peuvent la rater.
20 minutes passent, la voilà ! Elle leur explique qu'elle avait fini sa cigarette et qu'elle les cherchait elle aussi.
Les voilà réunis pour prendre le bus et partir. Le bus pour Copacabana ne passe pas, ils décident d'en prendre un qui va dans le centre et de continuer le chemin en métro jusqu'à Copacabana.
Départ de l'aéroport international Carlos Antonio Jobim, 11H.
Seulement voilà, à midi ils sont encore sur le périphérique.
A 13H, nous ne sommes toujours pas sortis du périphérique.
13H30, nous voilà dans le centre.
Les galériens prennent le métro et en un quart d'heure les voilà à Copacabana.
Helder quitte Julie et sa maman, et rentre tuer cette dalle qui lui donnait tant mal au ventre.
14H, fin des péripéties.
Signé Helder

2 commentaires:
la vérité c'est que le chauffeur de taxi a braqué le chauffeur du bus (ou bien il est de mèche avec lui, et c'est comme ça qu'il gagne sa vie...)
noix de coco alias inspecteur Zénig Matic.
conclusion, les journées à Rio débutent à 14h.
Voila tout!!
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