
Bonjour !
Que ceux qui ne connaissent pas Rémi Gaillard me fassent le plaisir de chercher qui est cet illustre Montpelliérain. Ceux qui s'abstiendront de le faire ne comprendront pas le titre de cet article.
Ce matin, les étudiants étrangers étaient conviés à un petit-déjeuner au bureau du recteur de l'UFRJ (Universidade Federal do Rio de Janeiro). Seulement voilà, qui dit "petit-déjeuner" dit "nourriture", et qui dit "conviés" dit "à volonté". Et la pique-assiette qui est en moi (la famille se rappellera peut-être de l'épisode des patates à l'eau sur les genoux du grand-père) s'est réveillée au son de ces doux mots. J'ai donc décidé de m'incruster à ce petit-déjeuner privé. N'empêche, je suis étrangère et étudiante, alors zut ! Et puis j'assume totalement mes intentions.
Cette petite réception se trouvait sur le campus du Fundão, ça faisait longtemps que l'on avait pas pris le bus-toute-berzingue-et-nids-de-poule, tiens ! Étienne s'y rend tous les jours pour les cours à la clinique, et ça se voit ! Il a adopté la position du Brésilien aguerri, il se tient fermement et instinctivement au siège de devant, et ce d'une manière tout à fait désinvolte.
Nous avons pu nous faufiler dans le hall sans entraves, ce n'est que plus tard que le jeu s'est corsé. Deux étudiants de la UFRJ circulaient avec des listes pour savoir si tout le monde était bien arrivé. Je n'ai pas eu d'autre choix que de rajouter mon nom au bas de la liste, et d'inscrire le nom de mon université. Je crains le pire : vont-ils appeler Lyon 2 pour les prévenir qu'ils ont une brebis égarée ? Ce serait du zèle administratif... j'en doute... J'ai donc eu droit à mon sac de plage de la UFRJ, avec prospectus, agenda et même un marque-page ! Youpi !
Alors que le buffet s'étayait peu à peu devant nos yeux et nos babines pourléchées, nous avons été priés de nous rendre dans une salle de réunion où nous avons été mitraillés par les flashs et filmés à qui mieux mieux. Aïe, je risque d'être repérée ! Après s'être levés pour écouter l'hymne du Brésil (voilà-t-y pas que j'ai envie de rire... écouter l'hymne français avant chaque cérémonie ? La blague ! L'hymne brésilien est en tout cas bien moins va-t-en-guerre que la Marseillaise, c'est un appel à l'amour du Brésil et de ses richesses naturelles), un monsieur qui avait l'air important nous a souhaité la bienvenue en anglais (ce qui m'a bien énervée... mais finalement je me suis fait la réflexion qu'il parlait sûrement en anglais parce qu'il se doute que la majorité des étudiants n'en ont rien à cirer de la langue de Magellan. C'est triste.). Il nous a dit que cette année l'UFRJ reçoit 77 étudiants étrangers (ouch, ça me fait bizarre après les plus de 1000 étrangers à Sevilla), dont 19 Français, 21 Portugais, 2 Autrichiens, 1 Chilien, 1 Péruvien, 1 Argentin, 9 Américains...
Et c'est le festin qui commence !!!!!
Pendant que nous festoyions, des étudiants de l'UFRJ interviewaient des étrangers au sujet de leurs attentes, etc, et j'aurais bien voulu passer derrière la caméra pour
jouer le jeu jusqu'au bout mais ils ont eu beau passer à côté de moi, je n'avais sûrement pas l'air assez palpitante à leurs yeux. Dommage !
Fruits à volonté, mangues découpées, petits sandwiches et hot-dogs, gâteaux à la noix de coco et au citron... Jus de fruits inconnus : cupuaçu, fruit d'Amazonie, très très bizarre, au goût de terre et de caramel.
Le festin touchait à sa fin et l'une des organisatrices a eu le grand malheur de dire que l'on pouvait prendre des fruits pour chez nous. Et là, ce fut le drame. Une horde de Français affamés (mais que font-ils donc depuis une heure, si ce n'est manger ?) se sont jetés sur le buffet et ont rempli leur sac de plage UFRJ de fruits variés. Helder a même embarqué tout un régiment de bananes. Ceux qui ont eu la mauvaise idée d'emporter des kakis se sont rendus compte bien assez tôt que ce fruit avait une fâcheuse tendance à s'écraser. Oups.
Nous sommes partis comme des voleurs et un peu honteux... mais bigre, il ne fallait pas nous inviter à nous servir ! Je pense solennellement que la réputation française en a pris un coup ce matin. Shame on us.
Autres chroniques de la coloc : Helder a son nouveau vélo, mais il n'a pas pu l'étrenner car il pleuviote et le Christ Rédempteur seul sait ce que ça peut donner dans les heures qui viennent.
Hier, Wyatt a reçu un colis gros comme un baril de poudre, et à défaut de poudre il était plein de pots de beurre de cacahuètes ! Si seulement l'on avait le droit d'envoyer du saucisson ! Ou si seulement le saucisson en conserve existait !
Nous avons une nouvelle coloc qui va rester un mois, Marie, de Marseille, étudiante en Ingénierie Environnementale, et qui fait de la capoeira.
A part ça, j'ai fini mon bouquin The Guersney Literary and Potato Peel Pie Society, et j'ai commencé Cien Años de Soledad de García Márquez. Ce n'est pas le genre de livre que tu ouvres avant de t'endormir, ça fait l'effet d'un café tellement il faut être concentré pour ne pas rater une miette de ces phrases si bien trouvées.
Isabel veut installer des caméras de surveillance dans les parties communes, ça doit être son côté british qui ressort, et elle a aussi décrété que l'on ne pourrait plus ni manger ni boire dans le salon. Et se ronger les ongles, on peut ?
La vie carioca suit son cours !
Signé Ludi.

14 commentaires:
Espèce de pique-assiette !
noix de coco
Ouiiiiii !!
C'est toi, le "rémi gaillard" ?
noix de coco
Oui, je me suis incrustée en toute impunité !
Très bonne journée ! Du coup, je me demande si on va faire le marché demain...
H.
Mais où devez-vous manger si c'est pas dans le salon ? (un salon c'est pas fait pour manger, d'ailleurs)
noix de coco
j'ai adoré cent ans de solitude ! (en français bien sûr ! )
catherine
eh bien soit dans la cuisine glauque, soit sur la terrasse mais quand il pleut des couleuvres ce n'est pas idéal ! et puis le salon est grad, il y a des tables basses donc c'est pratique pour le goûter par exemple.
Elle a donc de l'argent, pour se payer le luxe des caméras de surveillance, car c'est pas donné !
noix de coco
A mon avis,la catherine du dessus c'est pas ma soeur, comment faire pour les distinguer ?
noix de coco
Elle se fait tout de même plus de 4000 euros par mois grâce à nous tous !!!
Ah bon, il faut lui demander si elle l'a lu alors...
eh oh , j'ai lu Gabriel Marquès il y a longtemps déjà, je tiens pas une biblio, mais je lis moi la preuve je suis toujours sur ce blog !!!
catherine
Tout doux, toud doux la tante ! En tout cas ça doit faire un bail, c'était du temps où il n'avait qu'un seul nom de famille ?! Hihihi.
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