Mardi 7 j'ai fait mes adieux larmoyants à mes anciennes colocs Marie et Raissa, qui m'ont laissé une petite lettre à lire dans l'avion, où j'ai pleuré comme un bébé. J'ai ensuite fait mes adieux à José, notre portier préféré.
Yuri, sa mère et son beau-père nous ont amené à l'aéroport. J'ai enregistré mes bagages ("vous n'avez pas à vous en occuper à Paris, vous les recevrez directement à Lyon à votre arrivée"), puis ils nous ont laissé en amoureux pour le moment que nous redoutons depuis si longtemps. Bon, inutile de vous dire que j'ai passé la douane dans un état de déshydratation total ! Arrive donc le deuxième moment redouté : le contrôle du passeport, étant donné que j'étais en situation illégale depuis 11 jours. "Vous avez prolongé votre séjour... et vous avez encore trouvé le moyen de dépasser la date limite ?". Voilà à peu près ce que m'a dit l'employée de la police fédérale, l'air de dire "vous n'avez pas l'impression d'avoir abusé de notre gentillesse ?". Oui, et alors ? Je vais la payer ton amende !!! Bon, ça, c'est fait.
Le vol de 11 heures est passé relativement vite, c'est que je commence à être habituée aux voyages de nuit ! De peur de rater le repas du soir et le petit-déjeuner (il faut dire que ç'aurait été une grande perte...), je n'ai dormi que d'un œil et regardé 5 films sur l'écran de 15X15 cm. Déjà que j'avais les yeux tout secs d'avoir tant pleuré (non, je ne fais pas dans le mélo-dramatique !), ça n'a rien arrangé. Il me restait encore quelques larmes pour l'atterrissage, qui aurait cru que d'arriver dans mon pays me procurerait une telle émotion ?!
Arrivée à Paris, je n'ai qu'une hâte : aller faire pipi ! Sauf que j'ai dû attendre la salle d'embarquement pour le vol de Lyon, c'est-à-dire une heure plus tard, après avoir pris une navette pour changer de terminal, et passé la douane où une longue file d'attente m'a fait blêmir. Vous en faites pas, j'y suis allée à la Brésilienne, en soulevant les élastiques qui servent de barrière et en prétextant que j'avais une correspondance dans la minute qui suit.
Juste avant de décoller à Paris, j'ai vu des lapins gambader dans les champs près du tarmac, cela m'a semblé de bon augure. J'ai ensuite aperçu la tour Eiffel et eu une petite pensée pour mes anciens colocs Parisiens. Le vol pour Lyon m'a semblé durer 5 minutes, à peine avions-nous décollé que l'on amorçait déjà la descente.
Arrivée à Lyon, je suis éreintée. Maiiiiis ce n'est pas encore fini ma vieille : tes bagages sont restés coincés à Paris ! C'est une très gentille madame du service bagages qui m'en a informée après que j'ai fondu en larmes (encore ?) en ne voyant pas arriver mes effets personnels. Ils sont censés me les livrer à domicile dans la journée, inutile de vous dire que je les attends de pied ferme ! Bon, il fallait bien que ça m'arrive un jour, n'est-ce pas ?
Voilà pour les mésaventures du retour au pays.
Helder, à vous l'antenne !
Signé Ludi.

3 commentaires:
photos émouvantes !!
et, au fait, tes oreilles ?
bisous
mom
Mes oreilles vont très bien :)
bon retour dans la patrie!et bon courage à Helder,mais je suis sûre que ce garçon a suffisamment de ressources pour ne pas dépérir!
mireille
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